Clamart dans le baromètre des villes cyclables, édition 2021

24/02/2022

Clamart enregistre 351 réponses valides, soit une augmentation de 66% par rapport à la précédente édition, en 2019, et un doublement par rapport au premier baromètre de 2017. Entre l’avant-dernière édition, 2019, et cette dernière édition, la note de Clamart est en légère progression, passant de 2,64 à 2,81. Son “climat vélo” passe de défavorable (F) à plutôt défavorable (E). Néanmoins, elle ne retrouve pas encore son niveau de 2017 (D, moyennement favorable). Cette progression s’explique par l’amélioration de deux catégories : les efforts de la commune et les services (dont le stationnement). 

 

 

 

Clamart est dans la note moyenne de sa catégorie (2,83), les communes de banlieue, mais reste en dessous de la moyenne des communes de l'établissement public territorial Vallée Sud - Grand Paris (2,93). Dans les communes limitrophes, la tendance globale est à la légère augmentation, insuffisante néanmoins pour atteindre la note D moyennement favorable et marquer une vraie rupture. En dehors de VSGP, Issy et Meudon restent à E, avec une petite amélioration du ressenti. Le Plessis-Robinson rate de justesse le passage au E.  La municipalité de Velizy-Villacoublay voit ses efforts en faveur du vélo salués et gagne plus d’un demi-point, atteignant un climat moyennement favorable. Sa note (3,47) n’a rien à envier à celle de Sceaux.

 

Revenons à Clamart : au niveau de la progression (ou régression) ressentie, une grande majorité des répondants (59%) estiment que la situation pour le vélo est restée identique. 22,7% pensent qu’elle s’est améliorée (dont 1,7% “beaucoup améliorée”). 18,8% trouvent qu’elle s’est dégradée (6% “beaucoup dégradée”). 

 

Le point le plus fort reste les sens uniques pour la circulation générale ouverts à double-sens pour le vélo (4,5/6), critère déjà bien évalué en 2019. Les Clamartois.es ont également répondu positivement à une nouvelle question (absente, donc, en 2019) : “la présence et la qualité du stationnement vélo constituent des critères de sélection dans ma recherche de logement”. Avec un demi-point par rapport à la moyenne des communes de banlieue, cette préoccupation apparaît comme un enjeu déterminant pour les cyclistes. Les répondants jugent aussi que la mairie écoute davantage les usagers et les implique dans les réflexions, même si Clamart n’atteint pas la moyenne.

 

Concernant les points négatifs, ceux mis en avant en 2019 n’ont pas changé mais sont encore plus sévèrement évalués pour la plupart : le manque d’itinéraires alternatifs et d’aménagements provisoires lors de travaux ; le manque de sécurité pour les enfants et les personnes âgées à vélo ; la présence de véhicules garés sauvagement sur les itinéraires cyclables. Un répondant déplore en commentaire libre que “la priorité est clairement donnée à l’usage de la voiture dans la ville”, un autre que “trop de personnes stationnent sur les voies cyclables”

 

Les 5 critères qui semblent les plus importants aux Clamartois pour améliorer la pratique du vélo sont : 

  • un réseau cyclable complet et sans coupure (55,6 %) 

  • entretenir les pistes et bandes cyclables (46,2 %) 

  • des stationnements adaptés et sécurisés pour les vélos (36,5 %)

  • des itinéraires vélo rapides et directs (29,1 %)

  • la modération de la vitesse des véhicules (29,1 %) 

 

Parmi les points noirs signalés dans la cartographie participative (proposée dans le questionnaire) figure en bonne place la D2 (l’avenue Claude Trébignaud) et notamment son intersection avec la D80 (rue de la porte de Trivaux), la place du Garde et la place Marquis. Le réaménagement provisoire et rudimentaire de cette dernière se contente de quelques mentions d’améliorations perçues. Dans la continuité, au nord, l’avenue Henri Barbusse, est signalée dans une moindre mesure. Parmi les autres grands axes, la D906 (l’avenue du Général de Gaulle), tout particulièrement dans sa partie centrale, est considérée comme problématique même si des points d’amélioration ponctuent la départementale. De manière plus secondaire, l’extrémité de la rue de Fleury, située devant l’ancienne place de la gare disparue sous les travaux du Grand Paris Express, est recensée pour son manque de visibilité et de sécurité. Des carrefours très fréquentés dépourvus d’aménagements, comme celui du 8 mai 1945, ou le rond-point situé à l’extrémité nord de l’avenue Jean-Baptiste Clément, se font aussi remarquer sur la carte.

 

La section du boulevard des Frères Vigouroux à l’approche du rond point d'Artachat est également constellée de points, à cause d’un virage hasardeux de la piste cyclable temporaire, de la présence incessante de véhicules illégalement garés sur la piste et enfin d’une absence de continuité de l’aménagement dans le carrefour. C’est aussi l’un des axes les plus signalés pour sa progression, les répondants saluant l’arrivée de la coronapiste permettant d’emprunter la rue en sens inverse de la circulation générale.

 

Quant à la demande en stationnement, elle se concentre dans le centre-ville et devant la gare. Dans le centre, les répondants réclament des arceaux sur la place Maurice Gunsbourg mais aussi dans la rue Paul Vaillant-Couturier, alors que le nouveau parking du marché du Trosy reste peu connu et difficile d’accès. La rue Pierre Baudry, cette fois aux abords du marché de la Fourche, souffre aussi du manque de stationnement. Sur le Haut-Clamart, c’est tout autour de la Cité de la Plaine que l’offre de fait défaut, notamment à l’intersection de la route du Pavé Blanc et de l’avenue du Général de Gaulle, à proximité de nombreux commerces le long du tramway.

Retrouvez tous les résultats du baromètre des villes cyclables sur https://barometre.parlons-velo.fr/2021/